Il y a peu de temps on pouvait se poser la question de
savoir si les problèmes de l'environnement existaient et si oui; quelle
était leur place dans l'ensemble des programmes de l'Etat.
Aujourd'hui, une telle question paraît dépassée, car
à travers le monde la protection de l'environnement s'inscrit dans la
prérogative des Etats de protéger plusieurs aspects du milieu où vivent
et vivront leurs citoyens présents et futurs.
Une telle évolution est née de la réaction des
hommes devant la détérioration de leur cadre de vie habituel; ce qui a
nécessité l'intervention de l'autorité publique, autrement dit la
création de règles obligatoires et d'institutions spécialisées.
Face à ces problèmes environnementaux, quels remèdes
pour la protection de l'environnement? En effet, le discours sur
l'environnement est expressément formulé par toutes les instances de
développement, et des mesures ont été prises de par le monde pour
réglementer tel ou tel aspect de la protection de la nature ou de la
lutte contre les nuisances. Toutefois tous ces efforts exigent une
approche stratégique qui puisse mener à un équilibre entre le
développement économique et la protection de l'environnement.
Le Maroc, dont l'environnement est riche et contrasté,
connaît des problèmes écologiques d'ampleur variable, en particulier,
la déforestation, le surpâturage, l'érosion, la désertification,
l'ensablement, l'amenuisement des terres cultivables, l'urbanisation
incontrôlée, la pollution industrielle, agricole, domestique, etc...Dans
le cadre de cette étude, l'accent sera mis uniquement sur les aspects
liés à la protection des zones de captage de l'eau contre la pollution
d'origine agricole.
En effet, le projet de protection des ressources en eau
potable, constitue un outil de recherches approfondies et
pluridisciplinaires qui a pour but d'aboutir, à travers le cas précis de
la retenue d'un barrage (Sidi Mohamed Ben Abdellah – Région de Rabat)
et des zones de captages superficiels (Sidi Taïbi, Aïn Sbaâ et Fouarate
– Région de Kénitra), à la formulation d'une méthodologie d'approche
pour la délimitation des zones de protection à même d'être appliquée
dans d'autres sites; à définir des normes adaptées au contexte du pays;
à élaborer une législation spécifique à la codification des
activités agricoles qui risquent de nuire à la qualité de l'eau,
etc.... En somme, le cas de cette première étude du projet marque un
essai dont les résultats seront transposés au niveau national.
Le rôle de l'Agro-économiste est de contribuer, en
étroite collaboration avec la Direction du projet et le Consultant en
Agronomie, à l'établissement d'une évaluation concernant trois
composantes:
-
La composante foncière;
-
La composante socio-économique;
-
La composante de développement agricole.
L'objet est de recomposer les impacts
socio-économiques de tout système alternatif de protection des zones de
captage de l'eau et de comparer les écarts, en termes
socio-économique et financier, entre les différentes configurations
d'exploitation des sols.
En définitif, le rôle de l'Agro-économiste est de
préparer l'ensemble des éléments d'aide à la décision qui seront
intégrés dans une analyse multicritère globale qui sera menée par la
Direction du projet.
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