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Tous les éléments contenus dans le présent rapport technique intermédiaire vont contribuer certes à l'élaboration du guide stratégique sur la méthodologie d'insertion des projets de sécurité alimentaire dans les zones bour. II LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT DES ZONES BOUR L’analyse et les propositions stratégiques développées dans ce document concernent l’insertion de la sécurité alimentaire dans le développement des zones bour au Maroc. Elles s'inscrivent dans la continuité des deux projets TCP/MOR/8924 (1ère phase) et TCP/MOR/9166 (2ème phase): « Appui aux programmes de développement rural en zone bour » qui se sont déroulés depuis septembre 1999, dans la région de Marrakech. Les objectifs de ces TCP étaient doubles:
Le document comprend trois parties dont les contenus sont les suivants: Première partie : La problématique des zones bour et de la sécurité alimentaire au Maroc Il s’agit de bien identifier l’importance du bour et sa contribution à la sécurité alimentaire au Maroc. Il faut pour cela bien définir les termes de ce qu’on appelle « régions ou zones bour », faire une classification de ces régions et essayer de bien les situer géographiquement, étudier le cadre juridique des interventions de l’Etat, ainsi que les structures foncières de ces régions et voir comment articuler le bour dans une politique et une stratégie de sécurité alimentaire. Cette politique et stratégie peuvent s’inspirer des résolutions du Sommet Mondial de l’Alimentation et de la Déclaration de Rome de 1996. qui fournit une définition précise de la « sécurité alimentaire » : « la sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. » Ainsi parvenir à la sécurité alimentaire signifie faire en sorte que des aliments soient disponibles en quantités suffisantes, que les approvisionnements soient relativement stables et que ceux qui ont besoin d'aliments y aient accès. Cette première partie indique ainsi comment a été appréhendé pour le Maroc la problématique de la sécurité alimentaire. Deuxième partie : Les éléments qui concourent à la formulation de la stratégie de sécurité alimentaire basée sur les zones bour au Maroc Dans cette partie, il s’agit de prendre en compte les conditions socio-politiques et les priorités d’une part, du gouvernement et d’autre part, des collectivités locales pour développer les zones bour, d’analyser le problème de la pauvreté rurale au Maroc et de son impact négatif sur les populations les moins nanties des régions pauvres ainsi que la place des femmes rurales dans ces dynamiques. Il est apparu qu’une étude de la situation nutritionnelle des ménages s’impose, au niveau local, régional et national afin de mettre en évidence les mesures qu’il faut prendre pour rechercher et proposer les paquets technologiques le plus adéquats pour développer les régions bour. Par ailleurs, au stade du terrain, cette partie se concentre sur les acquis des deux projets TCP/MOR/8924 et TCP/MOR/9166, pendant deux campagnes agricoles 1999/2000 et 2000/2001, afin de capitaliser les résultats de l’introduction de nouvelles technologies et de nouvelles méthodologies dans les zones bour, d’en dégager les leçons et d’essayer de les offrir pour d’autres zones bour du Maroc. Troisième partie: La stratégie d’insertion de la sécurité alimentaire dans le programme de développement des zones bour et sa mise en exécution Dans la troisième partie, il s’agit de bien rappeler les objectifs d’une telle stratégie d’insertion. C'est-à-dire de veiller à renforcer les projets des zones bour, tout en étendant leur mise en œuvre et de contribuer aux actions et dispositifs locaux, régionaux et nationaux de sécurité alimentaire. Pour atteindre ces objectifs multiples, il faut poursuivre certaines actions regroupées en trois axes stratégiques : § A1 : L’établissement de nouvelles procédures méthodologiques § A2 : L’appui au partenariat et à la réorganisation institutionnelle § A3 : Le développement d’une gestion décentralisée des informations § A4 : La contribution aux systèmes d’information sur la sécurité alimentaire et l'alerte rapide |